Halal et souffrance animale



Les origines du halal

Dans le Lévitique (ancien testament),une liste des aliments impurs, longue et précise rappele les aliments interdits par l'Islam. Le principal est le sang : « Où que vous habitiez, vous ne mangerez pas de sang… Quiconque [mangera un animal] devra en répandre le sang par terre, car la vie de toute chair, c’est son sang. Quiconque mangera du sang, n’importe quel sang, je me tournerai contre lui et je le retrancherai du peuple » (1). L’animal ne pouvait être consommé que s’il était préalablement saigné. Pour qu’il se vide de son sang, il fallait l’égorger bien vivant, afin qu’il saigne à mort. La viande était alors casher (pour les juifs), terme qui a signifié d’abord « convenable » avant d’être ritualisé.

Les orgines du halal ne sont pas à chercher plus loin et le texte du Coran n’est qu’une imitation du judaïsme rabbinique. Ainsi, la quand sourate 5 prescrit : « Voici ce qui vous est interdit : la bête morte, le sang, la viande de porc. » (3), elle ne fait que reproduire le texte du Lévitique (1). Tout ce qui est halal est pur, peut être consommé. Le reste (haram) doit être proscrit.

Pratique halal et souffrance animale

Quoiqu'en disent les défenseurs de l'Islam en France, la viande halal ou viande casher sont des pratiques similaires : l’animal, en pleine forme et conscient, doit être égorgé avec un couteau bien aiguisé par une rapide incision qui sectionne les artères carotides, la trachée et la veine jugulaire – mais laisse la moelle épinière intacte, afin que l'animal reste conscient jusqu’à ce que son cœur ait cessé de battre, faute de sang.Tout cela en contradiction avec les réglementations européennes et nationales qui imposent l’étourdissement des bêtes avant leur saignée. Il est difficile de prétendre que cette pratique sanguinaire n'impose pas souffrance inutile à l'animale.

Pour se différencier des juifs, les musulmans prescrivent seulement que pendant toute son agonie, la tête de l’animal doit être tournée vers La Mecque. Son exécuteur (qui doit être un musulman) récitera pendant ce temps la Fatiha, "Bismillah allahou akbar", "au nom du Dieu très-grand". Cela n'appaisera pas les souffrances de l'animal... L'animal ne soit ni assommé ni étourdi et il faut qu'il souffre et se voie lentement mourir.



Dans la pratique

L'Islam en France a développé une pratique de l'usage des aliments halal. Le 21 février 2012 la Chambre d’Agriculture confirme que 100% de la viande abattue en Ile-de-France l'est selon les traditions musulmane et juive. Dans son communiqué, la Chambre d’agriculture précise que les opérateurs ont privilégié un procédé unique d’abattage rituel pour des raisons de simplification des process et poussés par la réduction des coûts… avec le "consentement coupable des services de l’Etat".

Dans un rapport de novembre 2011, le Conseil général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces ruraux précise que 51% des abattages pratiqués en France sont des abattages rituels… En outre, 44% des bêtes sont égorgées à vif en totale infraction avec la réglementation, puisqu’aucune nécessité cultuelle ne peut être invoquée (les viandes se retrouvant dans le circuit classique sans aucune indication pour le consommateur).

Dans son rapport d’expertise scientifique sur les douleurs animales de décembre 2009, l’INRA (Institut national de recherche agronomique) indique que les bovins, après avoir eu la gorge tranchée, peuvent mettre jusqu’à 14 minutes avant de perdre conscience…14 minutes d’agonie et de souffrance extrême !

Pour la Fédération des vétérinaires d’Europe, "l’abattage des animaux sans étourdissement préalable est inacceptable en toute circonstance", avis que les défenseurs des animaux partagent bien évidemment. (source Nouvel Observateur)



(1) Livre du Lévitique, 7, 26 et17, 10-13. Question annexe : comment Jésus, juif pieux, aurait-il pu songer à donner son sang à boire à ses disciples, juifs pieux comme lui ?
(2) Marc 7, 18.
(3) Coran, sourate « la Table », V, 3.

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