La charia ?


La charia est basée sur le Coran, la tradition (sunna) comprenant les hadiths (actes et paroles de Mahomet), les déductions par analogie (qiyas) des théologiens-juristes pour ce qui n’était pas traité du temps de Mahomet et le consensus (idjmaa) établi au sein de la communauté. La charia s’applique intégralement ou partiellement dans certains pays islamiques (Iran, Soudan, Arabie Saoudite, Nigéria, etc.).

Le Coran définit la peine applicable à chaque hadd, et la Sunnah a édicté les règles pour les autres infractions dont la peine n’était pas prévue par le Coran. Les peines coraniques sont généralement exécutées en public en voilant les parties impudiques du corps. Ces peines sont décrites en se basant sur les travaux de Jacques El Hakim, Professeur Agrégé à la Faculté de Droit de Damas.


Les peines corporelles et sanctions dans la charia :

Le fouet
La peine du fouet est prévue pour les rapports sexuels hors mariage, la fausse imputation, la consommation d’alcool et d’autres infractions de la catégorie des corrections.
Les juristes prévoient des peines différentes selon les madhhabs. Le Coran prescrit 100 coups de fouet pour les rapports sexuels hors mariage ; les malékites autorisent le pouvoir à dépasser les 100 coups, alors que les autres écoles posent ce nombre comme une limite à ne pas dépasser[. Le nombre de coups varie entre 10 et 100. Il est de quatre-vingt coups pour la fausse imputation et de quarante à quatre-vingt coups pour la consommation d’alcool.


L’amputation et la crucifixion
Le banditisme ou vol à main armée est puni par l’amputation simultanée de la main droite et du pied gauche. Si le vol est accompagné de meurtre, il est puni par la décapitation. Si le meurtre est cumulé avec le vol, l’auteur des crimes est crucifié avant d’être exécuté. L’amputation est également prévue en cas d’exercice du talion en cas d’atteinte à l’intégrité physique d’autrui. La crucifixion sanctionne les cas de banditisme accompagné de meurtre et de vol. Le supplicié peut recevoir aliments et boissons et doit être détaché au bout du troisième jour. Elle peut également être prononcée à la suite d’une infraction de la catégorie des Taʿzīr, sans être suivie d’une exécution.


La peine de mort
La peine de mort est prévue en cas d’apostasie, ou d’abandon de la religion musulmane par un musulman. Elle est aussi prévue en cas de rébellion ou d’insurrection.


Peines de la correction
Les peines de la correction sont laissées à l’appréciation du juge. Il peut donc choisir la plus appropriée parmi celles citées ci-dessus et d’autres en fonction des circonstances, de la gravité de l’infraction et de la personnalité de l’auteur. En plus des peines de mort et des châtiments corporels cités plus haut, le juge pourra choisir l’emprisonnement, les amendes ou encore les peines morales. Les peines morales sont l’admonestation , la réprimande, la menace (d’une peine)  ou l’exposition de l’auteur.


Sanctions religieuses
Certaines infractions peuvent donner lieu à une sanction religieuse, qui consiste en l’affranchissement d’un esclave musulman, le don aux indigents ou deux mois de jeûne.

 Ces peines corporelles sont traditionnelement pratiquées en Arabie saoudite, Yémen, Émirats arabes et en Iran. Elles ont été rétablie au Soudan et dans les Etats du nord du Nigéria.

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